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PME à vocation manufacturière au Québec : stimuler la croissance et les profits par l’ajout de services


27 mars 2012
Par Rob Colman

MONTRÉAL, le 26 mars 2012 – Les petites et moyennes entreprises (PME) à vocation manufacturière qui ajoutent des services à leurs offres de produits peuvent jouir d’une marge bénéficiaire plus élevée, de recettes plus stables et d’un meilleur avantage concurrentiel. Un nouveau rapport du Conference Board du Canada et de l’Université McGill expose comment les entreprises manufacturières québécoises à valeur ajoutée élevée peuvent tirer profit de l’offre de services à leur clientèle.

Un deuxième rapport – également le fruit de la collaboration entre le Conference Board et l’Université McGill – décrit les possibilités dont peuvent profiter les PME québécoises qui deviennent les fournisseurs de multinationales en s’intégrant à leurs réseaux de production.

« Les PME qui fabriquent des produits risquent de voir la valeur de leurs activités baisser si elles n’ajoutent pas de services à leurs offres commerciales, plus particulièrement à l’intention de leurs grandes entreprises clientes, affirme Michael Bloom, vice-président, Apprentissage et Efficacité organisationnelle. Les offres de services qui apportent un complément aux produits font des PME de précieux partenaires — surtout s’il s’agit de services offerts à l’interne, sans qu’une externalisation ne soit nécessaire. En développant une expertise interne pour la prestation de services, les PME s’assurent des recettes plus stables et à long terme. »

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« La fabrication de produits à valeur ajoutée a reculé ces dix dernières années au Canada. Les PME, qui représentent la moitié des emplois dans le secteur de la fabrication au pays, peuvent aider à redresser la situation par l’ajout de nouveaux services à leurs portefeuilles de produits, et ainsi accroître grandement la valeur ajoutée », explique Vince Thomson, professeur spécialisé dans l’automatisation des procédés de fabrication et titulaire de la Chaire Werner Graupe de l’Université McGill.

Les fabricants de produits ont intérêt à ajouter des services à leurs offres de produits de base pour plusieurs raisons :

Les services promettent une marge bénéficiaire plus élevée que les produits;
Les services génèrent des recettes plus stables, car ils résistent mieux aux cycles économiques auxquels sont soumis les placements et les achats d’équipement;
Les services favorisent le maintien de recettes substantielles à partir d’une gamme de produits établis et dotés d’un long cycle de vie;
Les services ajoutent de la valeur et renforcent les liens entre le fournisseur et le client.

Le premier rapport du Conference Board et l’Université McGill, Les PME manufacturières au Québec : ajouter des services pour améliorer la compétitivité et les résultats financiers (http://www.conferenceboard.ca/e-library/abstract.aspx?did=4688), est basé sur un examen de la littérature canadienne et internationale, les résultats d’études de cas ainsi qu’un sondage en ligne auquel ont répondu 113 PME manufacturières du Québec.

Quatre-vingt-quinze p. cent des PME qui offrent des services en tirent des recettes. Pour le quart d’entre elles, entre 21 et 60 p. 100 des recettes proviennent des services qu’elles offrent. De plus, la vente de services est à l’origine de 1 à 20 p. 100 des recettes pour 67 p. 100 de ces entreprises. L’offre de services présente un autre avantage : elle leur permet aux PME d’augmenter leurs ventes de produits et d’obtenir des commentaires de leur clientèle pour améliorer leurs portefeuilles de produits.

L’ajout de services aux offres de produits ne se fait pas sans heurts. Quarante-cinq p. cent des répondants comptent le manque de personnel qualifié comme un obstacle important. Parmi les autres difficultés majeures figurent l’accès aux besoins des clients (12 p. 100) et l’identification des services particuliers à offrir (12 p. 100). Les principaux atouts des PME s’efforçant d’offrir des services à leur clientèle résidaient dans l’expertise interne, notamment à l’égard de leurs produits, la connaissance des langues et des réglementations étrangères, la compréhension des besoins des clients et la capacité de fournir des solutions bien adaptées.

Une autre approche pour laquelle peuvent opter les PME québécoises désireuses d’affronter la concurrence à l’échelle internationale est l’intégration aux réseaux de production des multinationales. Notre second rapport, L’intégration des PME québécoises aux réseaux de production : un coup de pouce à la compétitivité (http://www.conferenceboard.ca/e-library/abstract.aspx?did=4689), fait état de plusieurs facteurs expliquant le succès de certains réseaux :

La présence de multinationales de réputation internationale pour accéder à des marchés et à des connaissances plus vastes;

  • Des relations latérales étroites entre les PME pour échanger de l’information sur les marchés et les technologies;
  • Des tribunes qui favorisent la communication entre les multinationales et les PME;
  • Des tribunes qui encouragent la collaboration dans l’industrie et avec différents établissements d’enseignement;
  • Des PME prêtes à encourager l’innovation par le recrutement de personnes hautement qualifiées;
  • La coopération entre les différents ordres de gouvernement pour pouvoir compter, par exemple, sur des infrastructures appropriées de transport, de communication et financières.

Les deux rapports ont été préparés grâce au soutien financier de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec. Ils sont accessibles au public à partir de la bibliothèque électronique e-library du Conference Board, à www.e-library.ca, et du site Web de l’Université McGill.