Fabrication additive
Au cours des récentes années, l’impression 3D a connu un essor considérable dans presque tous les secteurs d’activités. Ainsi en est-il de la médecine qui, avec la bio-impression, a marqué l’imagination à plus d’un titre. 
Après la production de pneus imprimée en 3D, comme ceux mis de l’avant par Michelin et Goodyear, voici  que BigRep, un fabricant allemand d’imprimantes 3D, a récemment dévoilé un prototype imprimé en 3D d’une jante de roue au design tout à fait original. La structure de cette jante, qui s’inspire des branches d’arbre entrelacées qui se rejoindraient au centre, offrirait toute la stabilité nécessaire.
Une étude publiée fin avril dans la revue universitaire Advanced Materials (onlinelibrary.wiley.com) fait état des travaux de chercheurs de l'University of Minnesota qui ont utilisé pour la première fois une imprimante 3D bon marché pour imprimer sur une main réelle.
Le Sustainable Materials Research and Technology Center (SMaRT Center), de l’UNSW Sydney (The University of New South Wales),  a récemment inauguré une micro-usine dédiée au recyclage de déchets électroniques qui leur donnerait une seconde vie en les transformant en filaments d’impression 3D. Cette initiative pourrait bien réduire l’impact environnemental des biens de consommation électroniques à l’avenir.
Dans la course à la conception de techniques plus rapides et moins coûteuses pour fabriquer des objets comme des satellites, un nouveau concurrent fait sa place : l’impression 4D de matériaux composites. Mise au point par des chercheurs du MIT il y a quelques années, l’impression 4D permet de créer, à l’aide d’une imprimante 3D, des objets qui peuvent passer d’une forme à une autre lorsqu’on les met au contact d’un stimuli (la chaleur, la lumière, le champ magnétique ou l'absorption de l'humidité).
La NASA révélait récemment avoir mis au point et testé un nouveau procédé d’impression 3D métal qu’elle a nommé Laser Wire Direct Close Out (LWDC). Développée par des ingénieurs du Marshall Space Flight Center, de la NASA, à Huntsville, cette technologie brevetée vise à fabriquer des buses de moteur de fusée dans des délais plus court, tout en diminuant les coûts.
Des médecins du Wexner Medical Center, de l’Université d’Ohio, ont imprimé en 3D une valve aortique avec des matériaux flexibles à partir des données d’une tomodensitométrie. Ces modèles d’aorte imprimés en 3D pourraient être testés dans des simulateurs cardiaques afin de déterminer le meilleur traitement pour un patient.
Connaitre les risques auxquels on s’expose en utilisant une technologie naissante demeure essentielle. Par contre, il n’est pas toujours possible de les identifier rapidement, pour un simple et bonne raison : il faut parfois du temps pour que certains risques émergent et puissent faire l’objet de recommandations et de prévention.
Poietis, une société leader des solutions de bio-impression 4D établie à Pessac, en France, a récemment annoncé le lancement commercial de son produit-phare dénommé Poieskin, son premier modèle de peau totale humaine bio-imprimé.
Dans une étude publiée à la fin de l’année dernière, le cabinet américain International Data Corporation (IDC) estime qu’au cours des cinq prochaines années les dépenses d’impression 3D croitront de façon significative dans la région Asie-Pacifique (hors Japon). À la lumière de l’étude menée par IDC, les dépenses liées à la fabrication additive pourraient afficher un taux de croissance annuel de 22,4 %, pour atteindre 3,6 milliards de dollars américains d’ici 2021.
Mise au point par le laboratoire du port de Rotterdam, en collaboration avec Autodesk, l’hélice WAAMpeller, première hélice de navire imprimé en 3D, vient d’être homologuée aux Pays-Bas pour être utilisée pour la navigation, notamment sur un navire Damen. Le programme d’essais de l’hélice comprenait des tests de traction et d’arrêt d’urgence, en plus des essais de vitesse. Ce projet, qui a nécessité sept mois de développement, illustre avec éloquence tout le potentiel des techniques de l’impression 3D pour l’industrie de la construction navale.
Grâce à une recherche soutenue par Lockheed Martin Corporation, des ingénieurs de Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont mis au point une nouvelle imprimante 3D de bureau qui fonctionne jusqu'à dix fois plus vite que ses équivalents commerciaux existants. Alors que les imprimantes les plus courantes peuvent fabriquer quelques briques de format Lego en une heure, ce nouvel appareil peut imprimer des objets de taille similaire en quelques minutes seulement.
ASTM International, un organisme américain de normalisation qui rédige et produit des normes techniques concernant les matériaux, les produits, les systèmes et les services, a annoncé la création d’un centre d'excellence dans le domaine de la fabrication additive (FA), également connu sous le nom d'impression 3D, ce qui constitue une première pour l'organisation.
Le constructeur israélien XJet a récemment commercialisé une nouvelle gamme d’imprimantes 3D, la Carmel, composée de la Carmel 1400 et Carmel 700, deux machines de métal et de céramique basées sur la technologie NanoParticle Jetting sur laquelle elle travaille depuis deux ans.
Le chimiste BASF et la firme Poietis, une société de biotechnologie qui développe des modèles physiologiques 3D, viennent de signer un accord-cadre de développement et de services dans le domaine de la technologie de bio-impression 3D. L'objectif de cet accord est d’améliorer les modèles 3D de peau co-développés depuis 2015 grâce à l'impression assistée par laser.
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