Énergie
En 1976, Aldo Bonassoli, un réparateur de télévision, et Alain de Villegas, un ingénieur, signent un contrat avec Elf Aquitaine, une société d’extraction de pétrole alors dans le giron de l’État français. Les deux hommes ont réussi à convaincre la société française qu’il était possible de détecter des gisements de pétrole à l’aide d’un simple appareil embarqué à bord d’un avion. Fini donc les forages coûteux et aléatoires. Au cours des trois années suivantes, des tests menés à peu de distance des côtes françaises et en Afrique feront chou blanc. En 1979, l’escroquerie est mise à jour. Ce qui clôt ce qui sera dorénavant connu sous le nom de « Affaire des avions renifleurs ». 
Open Water Power (OWP), une jeune firme issue du MIT et récemment acquise par L3 Technologies, a mis au point une batterie qui vise à améliorer les performances des véhicules sous-marins sans pilote (UUV) dans diverses applications. Le système d’alimentation en aluminium-eau mis au point par OWP est plus sûr et plus durable, et confère aux UUV une autonomie dix fois plus étendue que les batteries lithium-ion traditionnelles utilisées pour les mêmes applications.
En Allemagne, l’initiative GET H2 regroupe des sociétés comme RWE Generation SE, Siemens, ENERTRAG, Stadtwerke Lingen, Hydrogenious Technologies, Nowega, Forschungszentrum Jülich et l'Institut IKEM pour la protection du climat, l'énergie et l'énergie Mobilité. Cette initiative a pour objectif la promotion de l’hydrogène. C’est ainsi que les partenaires de GET H2 envisagent de mettre en place une infrastructure à l'hydrogène dans l'Emsland (en Basse-Saxe, dans le nord-ouest de l’Allemagne) qui relierait les secteurs de l'énergie, de l'industrie, des transports et de la chaleur.
En mars dernier, le US Department of Energy (département américain à l’énergie) a annoncé avoir choisi Cray, le leader mondial des supercalculateurs installé à Seattle, pour fournir au laboratoire national Argonne, dans le cadre du projet Aurora, le premier supercalculateur exaflopique américain. Cet ordinateur serait capable d’effectuer un trillion (10 suivi de dix-huit zéros ou un milliard de fois un milliard) de calculs par seconde, soit un exaflop en langage informatique.
Des chercheurs du monde entier sont à la recherche de batteries plus compactes et plus légères que les versions actuelles, permettant aux voitures électriques de voyager plus loin ou aux appareils électroniques portables de fonctionner plus longtemps sans recharger leurs batteries. Des chercheurs du MIT et de la Chine affirment avoir récemment réalisé une avancée majeure dans ce domaine, avec une nouvelle version d’un composant clé des piles au lithium, la cathode.
Pour limiter les effets des changements climatiques, plusieurs initiatives ont été mises de l’avant. Nombreux sont ceux qui se sont lancés dans le développement d’une technologie qui pourrait avoir un impact environnemental concret. Cette volonté s’exprime dans la recherche de solutions capables de diminuer l’utilisation des énergies fortement carbonés et d’en réduire les conséquences sur le climat.
Un nouveau type de batterie développé par des chercheurs du MIT pourrait être constitué en partie de dioxyde de carbone capturé à partir de centrales électriques. Plutôt que d'essayer de convertir le dioxyde de carbone en produits chimiques spécialisés à l'aide de catalyseurs métalliques, ce qui est actuellement très difficile, cette batterie pourrait convertir en continu le dioxyde de carbone en un carbonate minéral solide lors de sa décharge.
En août dernier, Rolls-Royce a annoncé le lancement d’un système de stockage d'énergie pour les navires basé sur les batteries électriques lithium-ion. Selon le motoriste, le gain pour les armateurs est un système complet propre, sûr et économique. Le stockage de l'énergie est un investissement vert majeur pour un armateur. Les retours sont maximisés lorsque le système est correctement dimensionné pour le vaisseau spécifique et inclut un contrôle intelligent de la puissance.
Des données publiées en août dernier par Bloomberg NEF, une organisation de recherche qui aide les professionnels de l'énergie à générer des opportunités, indiquent que, dans le monde, au 30 juin 2018, la capacité de production éolienne et solaire installée a atteint le niveau historique de 1,013 TW (térawatt). Ce total est finement équilibré entre le vent (54 %) et le solaire (46 %). 
À l’échelle nationale, les émissions de méthane provenant de la chaîne d'approvisionnement pétrolière et gazière des États-Unis seraient de l’ordre de 13 ± 2 tétragrammes par année, soit l’équivalent de 2,3 % de la production brute de gaz aux États-Unis, conclut une étude publiée dans l’édition du 13 juillet dernier de Science. L’étude souligne que : « Cette valeur est environ 60 % plus élevée que l'estimation de l'inventaire de l'Agence de protection de l'environnement (APE) des États-Unis ». 
En juin dernier, NEC Energy Solutions (NEC) a annoncé avoir achevé et mis en service le plus grand système de stockage d'énergie en Europe pour EnspireME, une joint-venture entre Eneco, une société d'énergie renouvelable basée aux Pays-Bas et Mitsubishi Corporation. Le système de stockage d'énergie de 48 MW situé à Jardelund, en Allemagne, a une capacité de stockage de plus de 50MWh et générera des revenus sur le marché de la réserve primaire en fournissant de l'énergie réactive pour stabiliser le réseau de transport d’électricité allemand.
Longtemps la seule installation de production d’énergie utilisant celle produite par les mouvements de l’eau créés par le va-et-vient des marées (en mer comme en rivière) a été celle installée sur la Rance (France), une centrale de 240 MW raccordée au réseau d’EDF en 1967. Il faudra attendre l’inauguration de l’Annapolis Royal Generating Station (20 MW) en 1984 sur la rivière de même nom en Nouvelle-Écosse, puis celle de la centrale de Sihwa Lake (254 MW), en Corée du Sud en 2011 pour que la filière de production dite marémotrice connaisse quelque développement.
Les Laboratoires Nucléaires Canadiens (LNC), qui participent activement à des travaux de recherche et développement pilotés par l’industrie dans les domaines du nucléaire, des transports, des technologies propres, de l’énergie, de la défense, de la sûreté et des sciences de la vie, ont récemment mis en service le microscope électronique Versa 3D DualBeam, un système à faisceaux d’ions focalisés (FIB) à deux faisceaux. 
  Principal constituant du soleil et de la plupart des étoiles, l’hydrogène a souvent fait rêver, au point où l’on a cru qu’il pourrait devenir une importante source d’énergie pour le transport des personnes et la production d’électricité. Si les espoirs ont souvent été déçus, voilà que depuis quelque temps il semble connaitre une embellie plus prometteuse que jamais.
Une étude menée conjointement par Brandon Wood, du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), et Mirjana Dimitrievska, du National Institute of Standards and Technology (NIST), a permis de découvrir pourquoi le fait de remplacer, dans un matériau clé d'électrolyte de batterie, un atome de carbone par un atome de bore fait en sorte que les ions de lithium se déplacent encore plus vite. L’étude s’est concentrée sur un matériau au sein d'une nouvelle classe de matériaux, les closoborates.
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