Aérospatiale
Le vaisseau spatial Starliner CST-100 (pour Crew Space Transportation) de Boeing destiné au transport spatial d’équipage, en cours de développement en collaboration avec le programme des équipages commerciaux de la NASA, est conçu pour accueillir sept passagers, ou un équipage composé de membres d’équipage et de cargaison, pour des missions en orbite terrestre basse. En outre, il incorpore un système chargé d'éjecter la capsule en cas de défaillance du lanceur.
Le 9 octobre 1897, Clément Ader est aux commandes de l’Éole, une machine équipée d'un moteur à vapeur de 20 ch, dont la forme s’inspirait de la voilure de la chauve-souris. Ce jour-là, cette machine semble avoir quitté le sol, mais il n’y avait pas de témoins autres que les employés d’Ader, qui est souvent qualifié de « père de l’aviation ». À l’époque, on le traita d’hurluberlu, de lunatique, de fantaisiste, d’écervelé…
Autodesk, l'éditeur de logiciels à l'origine d'AutoCAD, s'est associé au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA pour rechercher de nouveaux moyens de créer un atterrisseur interplanétaire pouvant potentiellement toucher les lunes de Saturne ou Jupiter. Lorsque Mark Davis, directeur principal de la recherche industrielle chez Autodesk, a abordé JPL pour la première fois au sujet de la collaboration, la NASA n’était pas trop intéressée. Mais quand Autodesk a montré qu'il était possible d'améliorer les performances de 30 % ou plus grâce à de nouvelles conceptions et de nouveaux matériaux, l'équipe de Davis a retenu l'attention du JPL.
S'inspirant de l'art ancien du pliage du papier, les scientifiques du laboratoire de robotique aérienne de l'Imperial College, de Londres, ont équipé les drones d'un amorti léger absorbant les chocs pour le protéger des chocs et des rayures. Le dispositif a pour nom Rotorigami (pour Rotary Origami). Leur recherche montre comment les drones équipés du système d’un Rotorigami subissent moins de force et de dégâts en cas de collision et sont donc en mesure de continuer à voler après l'impact avec des obstacles.
L’exploration de l’espace est devenue un incontournable pour certaines grandes puissances qui veulent de la sorte affirmer leur supériorité scientifique et technologique. SI la Lune a été l’une des cibles les plus faciles à observer en raison de sa proximité avec la Terre, avec entre autres tout dernièrement la mission chinoise Chang’e, d’autres astres ont aussi eu la visite de satellites de toutes sortes. Ainsi en est-t-il de Jupiter vers laquelle ont été envoyées dès les années 1970 les sondes Pioneer puis Voyager. Plus récemment Mars semble avoir non seulement la ferveur des agences spatiales, mais aussi celles du cinéma puisque depuis À 14 millions de lieues de la Terre, (1918) du cinéaste danois Holger Madsen jusqu’à Seul sur Mars (2015), du réalisateur britannique Ridley Scott, plus d’une quarantaine de productions ont célébré la Planète rouge. 
En juillet dernier, Atos, un leader international de la transformation digitale avec environ 100 000 collaborateurs dans 73 pays et un chiffre d’affaires annuel qui avoisine les 18 milliards de dollars, a lancé un nouveau système de supervision et de géolocalisation de satellites VSAT pour réduire les interférences dans un environnement spatial toujours plus encombré.
L'Académie des Sciences de Chine (ASC) a récemment annoncé le lancement de quatre nouveaux satellites scientifiques à partir de 2020. Ces projets de la phase 2 du programme spatial chinois, doté d’un budget de quelque 600 millions de dollars américains, examineront des domaines tels que la physique solaire et la recherche de signaux électromagnétiques associés aux ondes gravitationnelles. Rappelons que la première phase du programme de sciences spatiales chinois, qui a débuté il y a une dizaine d’années seulement, a donné lieu à quatre missions, dont une consacrée à l'astronomie par rayons X.
Bell Helicopter, une société de Textron, et Safran ont profité de la tenue de The Future of Transportation World Conference 2018, qui s’est tenue à la mi-juin à Cologne, en Allemagne, pour annoncer une coopération dans le domaine de la mobilité à la demande pour le développement de systèmes propulsifs hybrides électriques pour de futures applications de taxi aérien et véhicule à décollage et atterrissage verticaux (VTOL) de Bell Helicopter.
Un nouveau drone d’intervention spécialisé dans la lutte incendie a été mis au point par quatre inventeurs qui ont travaillé de concert avec Air Marine, un spécialiste de la surveillance aérienne de réseaux par avions et par drones civils, pour en réaliser le premier prototype. L’invention a été présentée lors de la 117e édition du Concours Lépine International d’inventions, qui s’est déroulé du 27 avril au 8 mai 2018, à Paris.
Lors du récent salon aéronautique de Berlin (25-29 avril 2018), Airbus, Dassault Aviation et Leonardo ont profité de cet événement d’envergure internationale pour présenter une première maquette à l’échelle 1 du MALE RPAS (MALE pour moyenne altitude longue endurance ; RPAS pour Remotely Piloted Aircraft System), le futur drone militaire européen de moyenne altitude et de longue endurance piloté à distance, dont le premier exemplaire devrait être livré en 2025.
Le 5 mai dernier, la Nasa a lancé, depuis la base militaire de Vandenberg, en Californie, une fusée Atlas-V avec à son bord l’atterrisseur InSight (Interior Exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport) et les satellites MarCo. La mission InSight à un milliard de dollars américains était alors officiellement mise en orbite. L’objectif de la mission est de fournir de nouvelles connaissances sur la planète Rouge, entre autres sur sa structure interne, et d’améliorer la communication entre Mars et la Terre grâce aux satellites-test MarCo-A et MarCo-B.
La société française Airstar Aerospace, spécialisée dans la conception et la fabrication de ballons stratosphériques et de dirigeables, compte ouvrir en 2020 une nouvelle usine de 10 000 mètres carrés dans le sud-ouest de la France. Ce nouveau site sera consacré au programme Stratobus mené conjointement avec Thalès Alenia Space, un programme ayant pour objectif la construction d'un dirigeable autonome de 100 mètres de longueur.
Lors du sommet Space 2.0, qui s’est tenu début avril à San Jose, en Californie, Orion Span, une société installée à San Mateo, en Californie, dont la mission est de construire et de soutenir des communautés humaines dans l'espace accessibles à tous, a présenté la station Aurora, le premier hôtel spatial de luxe.
Le 12 février dernier, l’Agence spatiale européenne (Esa) a annoncé qu’Aeolus (dieu du vent dans la mythologie grecque), le satellite européen d’observation des vents de 1,4 tonne, avait quitté le centre spatial de Liège (Belgique) pour le centre Intespace de Toulouse où il sera soumis à une dernière série de tests. Après quoi, il sera expédié en Guyane pour être mis sur orbite à une altitude de 320 km. Dès lors, il pourra fournir des profils des vents entre 0 km et 30 km d’altitude sur l’ensemble du globe.
La popularité de la motorisation électrique ne faiblit pas. Même les grands noms de l’aéronautique s’y mettent, à l’instar du géant Boeing qui a tout récemment annoncé avoir investi dans Cuberg, une toute jeune société californienne (Berkeley) fondée en 2015 par d'anciens chercheurs de l'Université Stanford qui ont développé une technologie de batterie de nouvelle génération pour de potentielles applications aérospatiales et industrielles.
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