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MEQ et l’industrie de l’acier du Québec lancent une offensive nationale contre le «Buy American Act»


26 janvier 2015
Par Eric Cloutier

L’association Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) et d’autres acteurs importants de l’industrie de l’acier ont lancé une vaste offensive nationale initiée par l’Institut canadien de l’industrie de l’acier (ICCA) de la région de Québec contre le «Buy American Act», le 20 janvier, lors de deux conférences de presse tenues le même jour à Montréal et à Québec.

 

 

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MEQ, qui regroupe près de 400 entreprises manufacturières et exportatrices et dont la mission consiste à les aider à compétitionner sur les marchés locaux et internationaux,  et l’ICCA, l’organisme sectoriel national qui représente la construction en acier au Canada, dont 1100 entreprises au Québec, ont interpellé le gouvernement fédéral, le gouvernement du Québec et les municipalités québécoises pour leur demander de dénoncer les mesures protectionnistes prises aux États-Unis dans le marché de l’acier.

 

Les entreprises québécoises et canadiennes du secteur de l’acier ont expliqué qu’elles ne pourront plus avoir accès aux contrats octroyés par les États ou l’administration fédérale des États-Unis en matière d’infrastructures publiques de transport en raison du «Buy American Act», une loi en vigueur depuis 2012 dans chacun des États américains et qui s’appliquera bientôt aux contrats octroyés par l’administration fédérale.

 

Éric Tétrault, président de MEQ, a affirmé que cette législation «constitue du protectionnisme qui va à l’encontre de l’esprit du traité de libre-échange entre le Canada et les États-Unis». 

 

«Nous en avons contre les pertes d’emplois éventuelles dans le secteur de l’acier et les occasions d’affaires ratées pour les entreprises d’ici. Si certaines entreprises peuvent s’adapter, notamment en établissant un bureau d’affaires aux États-Unis, il n’en va pas de même pour la vaste majorité du secteur constituée de PME», a ajouté M. Tétrault.

 

MEQ presse le gouvernement du Québec de suivre de près le dossier et d’intervenir, car «la création de richesses devra passer par une hausse sensible de ses exportations, dont les États-Unis sont de loin la destination principale», écrit encore l’Association.

www.meq.ca