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Les PME manufacturières invitées à devenir l’une des 300 «gazelles québécoises»


24 février 2014
Par Eric Cloutier

Par Eric Cloutier

 

C’est finalement le 24 février à Montréal que la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, a lancé l’appel de candidatures en vue de choisir, d’ici la fin avril à travers le Québec, 300 PME qui deviendront des «gazelles québécoises».

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Il s’agit d’une initiative à laquelle les entreprises manufacturières et celles de service à valeur ajoutée ont jusqu’au 28 mars pour s’inscrire en ligne. 

 

Ce sont plus exactement 300 entreprises à forte croissance qui seront sélectionnées au cours des trois prochaines années pour devenir des gazelles, à raison de 100 par année qui recevront une offre de service intégrée et un soutien du gouvernement pour devenir des fleurons de l’entrepreneuriat québécois, dans la foulée de la Politique industrielle du Québec 2013-2017 dévoilée en octobre dernier.

 

«En fait, 75% des 300 entreprises que nous soutiendrons sur trois ans proviendront du secteur manufacturier et 25% du secteur des services tertiaires à forte valeur ajoutée. Cependant, pour la première année et afin de se doter d’un bassin de futures gazelles, on va sélectionner 100 qui vont devenir des gazelles et 200 autres PME prometteuses et susceptibles également de devenir des gazelles durant l’an 2 ou à l’an 3 du programme. Dans les 300 entreprises ciblées cette année, il y en aura au moins une entreprise par région administrative du Québec et choisie en en vertu de quatre critères précis et objectifs. La sélection des gazelles et des entreprises prometteuses sera réalisée par un comité national composé de personnes reconnues pour leur expérience en matière d’entrepreneuriat», a expliqué Mme Zakaïb, en entrevue à PIQ, au terme de sa conférence de presse. 

 

Ces quatre critères sont : 1-le rayonnement économique (la croissance du chiffre d’affaires sur trois ans, l’importance du chiffre d’affaires, le chiffre d’affaires hors Québec et la création d’emplois sur trois ans); 2-l’amélioration de la productivité (stabilité de la marge brute, croissance du BAIIA, montant consacré à la R&D et à la formation; 3-la performance de la capacité et capacité financière (rendement sur le capital investi, ratio de fond de roulement, remboursement de la dette); 4-le dynamisme de l’équipe de direction et la prédisposition à la croissance. 

 

Hélène Zakaïb indique également que la question de l’automatisation manufacturière a un poids certain dans la sélection des gazelles. 

 

«Le montant consacré à la R&D, le chiffres d’affaires hors Québec et le fait que les entreprises augmentent leur marge et leur ventes démontrent généralement qu’elles ont déjà pris le chemin de l’automatisation et de la compétitivité. On recherche des petites et moyennes entreprises qui ont déjà une forte croissance et on va les accompagner de façon à les propulser plus haut et plus rapidement sur d‘autres marchés. Chaque gazelle aura un chargé de projet qui va faire cheminer ses dossiers plus rapidement et partout  au sein des différents ministères», précise Mme Zakaïb. 

 

Les 200 autres entreprises qui ne seront pas retenues dans le premier groupe de 100 gazelles obtiendront tout de même un accompagnement distinct pour les aider également à se propulser sur d’autres marchés en attendant de devenir éventuellement des gazelles. 

 

 «L’accompagnement personnalisé des gazelles et des entreprises prometteuses sera offert conjointement par les bureaux régionaux du ministère des Finances et de l’Économie, les antennes régionales d’Investissement Québec et les centres locaux de développement (CLD), dans le cadre des Plans régionaux d’intervention en entreprise. D’autres organisations comme Export Québec et Emploi-Québec seront aussi mises à contribution. Les chambres de commerce et d’industrie auront également un rôle à jouer, notamment pour faire connaître le programme à leurs entreprises membres. Les gazelles auront en outre accès à des formations de pointe, dont plusieurs seront données par l’École d’entrepreneurship de Beauce», peut-on lire dans le communiqué émis lors de la conférence de presse

 

«Les entreprises qui souhaitent présenter leur candidature doivent respecter certaines conditions, telles que faire partie du secteur manufacturier ou du secteur tertiaire à forte valeur ajoutée, être en activité depuis au moins trois ans et compter moins de 250 employés à temps plein», indique-t-on encore dans ce communiqué. 

 

Pour tout savoir concernant la sélection des gazelles et des entreprises prometteuses, il suffit de visiter le www.economie.gouv.qc.ca/gazelles.