Génie de Conception

Automobile En Vedette
L’énergie solaire sur la route

Un périple de 1,800 km au Québec


20 septembre 2021
Par GC staff
(Photo credit: Esteban)

Au cours de récentes semaines, la société technique de véhicules solaires Esteban de Polytechnique Montréal a fait rouler son plus récent prototype, Esteban 10, sur les deux rives du Saint-Laurent dans un périple de 2 193 kilomètres qui l’a amené aussi à faire le tour de la Gaspésie. Ce sera la première fois qu’une voiture solaire à deux places créée par un comité technique universitaire s’élancera sur nos routes. La vitesse maximale de du véhicule peut atteindre les 115 km/h, pour une vitesse moyenne de croisière de 50 km/h.

De son point de départ de Repentigny, le samedi 31 juillet, à son retour à Bécancour, le dimanche 7 août, le véhicule solaire a parcouru 1 820 des 2 193 kilomètres à franchir. Ce choix a été fait en considérant qu’Esteban 10 n’a pas encore la capacité de se déplacer sur l’eau et que les étudiants derrière ce projet préfèrent lui épargner une partie des célèbres côtes de Charlevoix et de la Haute-Côte-Nord.

La voiture solaire Esteban 10 se veut la consécration de milliers d’heures de travail investies dans l’aventure. Cette voiture de type « véhicule de promenade », ou « cruiser », en anglais, diffère de ses prédécesseurs avec sa carrosserie à hayon qui ressemble à celle des voitures grand public, ainsi que ses panneaux solaires plus gros que sur les versions précédentes.

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Au nombre de leurs objectifs, les trente-cinq étudiants de Polytechnique Montréal ont souhaité entre autres faire découvrir ce dont est désormais capable la technologie solaire. Pour ce faire, ils ont invité les amateurs technologiques et les médias à venir les rencontrer lors des quatre arrêts prévus à Trois-Rivières, Gaspé, Rimouski et Rivière-du-Loup.

Au cours de son escapade de huit jours, Esteban 10 a rencontré une série de défis. Mis à part l’état des routes québécoises et les aléas de la météo, la voiture a affronté également une côte aux environs de Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix. « 

À cet endroit, le véhicule a monté « une pente d’inclinaison de 3 % sur une distance de 10 kilomètres, explique Étienne Bédard, directeur mécanique du Projet Esteban et étudiant au baccalauréat en génie mécanique. Cela signifie que nous [avons dépensé] 5 % de notre batterie en l’espace de 10 minutes. C’est énorme ! »
https://www.polymtl.ca/


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