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Favoriser les sociétés à forte croissance et encourager la concurrence sont des éléments clés pour maintenir le niveau de vie au Canada


9 octobre 2012
Par Bruce Homan

TORONTO, le 1 oct. – Réfutant des décennies de spéculation voulant que la taille et la composition sectorielle soient des facteurs restrictifs de la productivité du Canada, le plus récent rapport de Deloitte démontre que le véritable obstacle à notre compétitivité est l’incapacité des sociétés canadiennes à maintenir une croissance à long terme. Le rapport présente plusieurs raisons qui expliquent cette situation, notamment la réticence des sociétés canadiennes à investir dans la croissance de leurs activités ainsi que les politiques gouvernementales qui encouragent les sociétés à rester petites.

Le nouveau rapport de Deloitte, L’avenir de la productivité. Des choix clairs pour un Canada concurrentiel, explique clairement que les sociétés canadiennes doivent être plus audacieuses dans leurs investissements dans des mesures visant à augmenter la productivité et dans leur recherche de croissance, tant au pays qu’à l’étranger. En retour, les gouvernements doivent créer un contexte favorable en éliminant les obstacles au commerce, en encourageant la concurrence et les investissements directs à l’étranger, et en ajustant le système d’immigration canadien pour tenir compte du vieillissement de la population et de la pénurie de compétences imminente. Le milieu universitaire peut également jouer un rôle important dans la promotion de la croissance en mettant l’accent sur la commercialisation de la recherche et sur le développement de programmes qui soutiennent la productivité et l’innovation.

« La productivité du Canada diminue depuis de nombreuses années, en partie parce que les Canadiens semblent plus intéressés par la protection et la préservation de ce qu’ils ont que par la création de nouvelles choses, a déclaré Frank Vettese, associé directeur général et chef de la direction de Deloitte Canada. Tenter de protéger le statu quo dans un contexte où la concurrence mondiale augmente ne fera qu’amplifier notre retard par rapport aux autres pays. »

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Le rapport de Deloitte conclut que la productivité du Canada accuse un retard par rapport à celle des États-Unis dans pratiquement tous les cas, indépendamment de la taille, du secteur, du type ou de l’emplacement des entreprises. L’écart de concurrence s’est accru dans les secteurs des mines, du pétrole et du gaz, et des services financiers, et il est particulièrement important dans le secteur manufacturier. En effet, depuis 2000, la productivité des États-Unis a augmenté six fois plus vite que celle du Canada dans ce secteur. Le secteur du détail donne une rare lueur d’espoir, la productivité du Canada ayant dépassé celle des États-Unis, en grande partie en raison de son exposition à la pleine force de la concurrence mondiale avec les détaillants étrangers qui ont massivement pénétré le marché canadien.

« Les Canadiens savent affronter la concurrence et remporter des victoires sur la scène internationale, mais trop peu de nos chefs d’entreprise suivent cette voie, a affirmé Bill Currie, vice-président du Conseil de Deloitte Canada et directeur général pour les Amériques et coauteur du rapport. Ils doivent exploiter les possibilités de croissance là où elles surgissent, et le gouvernement doit les appuyer en faisant de la croissance un impératif d’affaires et en supprimant les obstacles à la concurrence, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde. »

Voici certains points saillants du dernier rapport L’avenir de la productivité :
    •    Les entreprises exportatrices ont connu une plus grande croissance de la productivité que celles qui ne font pas d’exportations, mais moins de 3 % des entreprises canadiennes sont exportatrices.
    •    Les dépenses dans le matériel et l’outillage au Canada ne représentent que 65,2 % du pourcentage américain; l’investissement dans les technologies de l’information et des communications (TIC) représente 66 % et 80 % du taux des États-Unis pour le secteur manufacturier et les services financiers, respectivement.
    •    Le Canada doit continuellement chercher à nouer de nouveaux accords commerciaux pour atténuer notre dépendance au marché américain.
    •    Le gouvernement devrait accroître la transparence du processus d’examen des investissements directs à l’étranger afin d’encourager plus de sociétés étrangères à investir au Canada, ce qui forcerait les entreprises canadiennes à investir et à innover afin de demeurer concurrentielles.

productivite.deloitte.ca