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Des chutes qui coûtent cher


3 décembre 2008
Par Michelle Morra

Au Québec, les publicités percutantes de la SAAQ et de la CSST sont celles qui auront atteint directement le plus grand nombre de téléspectateurs. Elles ont pour but de démontrer des scènes d’horreur plus réalistes que nature ! Les publicités-chocs fonctionnent comme prévu, mais cela n’empêche pas les accidents de se produire, notamment sur les chantiers de construction canadiens.

Au Québec, les publicités percutantes de la SAAQ et de la CSST sont celles qui auront atteint directement le plus grand nombre de téléspectateurs. Elles ont pour but de démontrer des scènes d’horreur plus réalistes que nature ! Les publicités-chocs fonctionnent comme prévu, mais cela n’empêche pas les accidents de se produire, notamment sur les chantiers de construction canadiens.

Selon de nouvelles statistiques des Ressources humaines et du développement social du Canada, un travailleur sur 50 a subi des blessures au travail en 2006. Au cours de la même année, plus de 100 mortalités ont été enregistrées par le Workplace Safety and Insurance Board (WSIB). Même si le nombre de blessures au travail a diminué de 20 % en Ontario sur une période de quatre ans, l’ex-ministre du Travail, Brad Duguid, mentionne que les pertes de temps liées au blessures au travail a coûté à chaque entreprise quelque 98 000 $ en 2006. Il ajoute aussi que les accidents de travail ne touchent pas que les travailleurs mais les entreprises également.

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Les chutes sur les chantiers de construction
Les sites de travail dans la construction figurent parmi les plus dangereux au Canada. Les chutes représentent la majorité des blessures et des mortalités sur les chantiers de construction. De tous les accidents liés à des chutes en Ontario, 30 % ont eu lieu à partir d’une échelle. On pourrait éviter ce type d’accident avec une meilleure formation, une plus grande sensibilisation aux risques et une meilleure connaissance des règlements dans l’industrie.

Identifier les risques de chutes
Il est possible d’éviter des blessures et des mortalités en identifiant avec vigilance les risques de chute et en implantant des politiques et des mesures de sécurité sur les sites visés. On doit s’en tenir aux codes et règlements sur la sécurité. Pour Tom Schoenholz, assistant du coordonnateur à la formation pour la Fraternité unie des charpentiers et des jointeurs d’Amérique, ça tombe sous le sens. à€ titre d’exemple, un contremaître de la construction peut nommer une personne ou une équipe pour identifier sur une base régulière les risques de chutes sur un chantier.

Une fois les zones de danger identifiées, on peut mettre sur pied un plan de protection contre les chutes et prendre les mesures qui s’imposent. On doit également vérifier l’équipement de sécurité et de protection personnelle sur une base régulière pour s’assurer qu’il est en bon état. Il est important de régulièrement tenir avec les travailleurs des sessions d’information et de formation touchant la prévention des chutes au travail et l’utilisation appropriée des équipements de sécurité.

En général, les risques de chutes sur les chantier de construction sont associés aux éléments suivants : les planchers; les trous; les toits, les échelles et les escaliers; les échafauds; les gaines d’ascenseur; les nacelles élévatrices; les appareils d’éclairage architectural et les enseignes; les bottes et les harnais de sécurité. Les statistiques démontrent que 60 % environ des chutes surviennent sur le plancher des vaches, ce qui signifie que les travailleurs glissent ou trébuchent. Les autres 40 % sont des chutes d’un endroit élevé comme un toit, une échelle, un escalier ou une plateforme.

Les glissades et les trébuchements
Les glissades surviennent quand la friction est trop faible entre la botte de sécurité et le revêtement de sol. Les trébuchements surviennent quand une personne s’accroche les pieds dans un objet ce qui entraîne un déséquilibre et une chute. Assurez-vous que les zones de travail et les passerelles sont libres de tout obstacle. Identifiez les endroits o๠il y a eu un renversement et nettoyez-les le plus vite possible. Utilisez des tapis de sol industriels aux endroits appropriés. Attachez les tapis qui se déplacent facilement. Gardez les passerelles et les zones de travail bien éclairées. Assurez-vous que les travailleurs chaussent des bottes de sécurité antidérapantes adaptées au travail à effectuer et à la zone de travail.

Les escaliers
Les chutes dans les escaliers, pour la plupart, résultent d’une perte d’équilibre. Habituellement, ces chutes se produisent en raison du fait que les personnes négligent d’utiliser la main courante.

Les toits
L’installation permanente d’ancrages sur les toits ou de rampes de sécurité qui permettent aux travailleurs d’y accrocher leur harnais de sécurité peut prévenir des blessures et des mortalités.

Les garde-corps
Aux endroits élevés, les barrières de sécurité représentent la première ligne de défense dans la prévention des chutes. On doit les installer du côté o๠les travailleurs sont susceptibles de faire une chute de 2,4 mètres ou plus dans l’eau, sur une machine en fonctionnement ou dans une substance dangereuse. On trouve des barrières de sécurité sur les planchers et les ouvertures dans le plancher, les balcons, les toits, les échafauds et les plateformes, les couloirs et les rampes et la surface des ponts.

Les échafauds
Faites l’inspection des échafauds et de leurs composants avant chaque quart de travail. Assurez-vous que les lignes électriques à proximité des échafauds sont débranchées et qu’elles se trouvent à au moins trois mètres. Vérifiez les bases. N’utilisez pas de traverses pour les échelles.

Les échelles
Évitez les risques d’électrocution. Inspectez les échelles pour déceler les dommages et en vérifier la stabilité avant usage. Maintenez trois points de contact avec l’échelle (deux mains et un pied) et gardez votre corps près de l’échelle. L’échelle doit être exempte de matériaux glissants. N’utilisez pas d’échelle autoporteuse comme échelle ordinaire ou dans un endroit relativement fermé. Une rallonge ou une échelle simple doit se tenir à au moins trois pieds du point d’appui. Ne vous tenez pas sur les trois derniers échelons d’une échelle simple ou d’une rallonge.