Drones et robots agricoles

Pierre Deschamps
Mars 19, 2018
Écrit par Pierre Deschamps
Tous les secteurs d’activités sont aujourd’hui concernés par l’apparition de robots et de drones. Même ceux qu’une certaine croyance populaire n’identifie pas ou peu à la révolution technologique engendrée par la dissémination galopante du cheval de Troie informatique. À preuve, la cyber révolution à l’œuvre dans la monde agricole où s’invitent maintenant des robots et des drones de toutes sortes.

 

Il y a par exemple le projet Flourish dont l'objectif est de combler le fossé entre les capacités actuelles et souhaitées des robots agricoles en développant une solution robotisée adaptable pour l'agriculture de précision. Financé par le programme Horizon 2020 de la Communauté européenne, ce projet vise à combiner les capacités de reconnaissance aérienne d'un petit véhicule aérien sans pilote (UAV) multi-hélicoptère autonome avec un véhicule terrestre sans pilote (UGV) polyvalent. 

Un tel système serait destiné à inspecter un champ depuis les airs, à effectuer une intervention ciblée sur le champ et à fournir des informations détaillées pour l'aide à la décision, le tout avec une intervention minimale de l'utilisateur. Les informations collectées pourraient notamment fournir des cartes de position pour l'application ciblée d'engrais.

Bien sûr, il existe déjà des robots et des drones pilotables par télécommandes qui servent, comme ceux de Redbird, une filiale à 100 % d’Airware, ou de Delair-Tech, une société française, à exploiter des données aériennes et de les transformer en informations commerciales. Ou ceux entièrement automatisés d’Airobotics qui a développé un drone capable de décoller, de faire les mesures et de revenir à sa base de rechargement de manière autonome. 

Mais depuis peu apparaissent des engins encore plus sophistiqués. Mentionnons le tout récent Bluegrasse, du fabricant français Parrot. Cet appareil est un quadricoptère pesant 1,9 kg équipé d’une caméra haute définition qui permet aux exploitants de surveiller leurs infrastructures, leurs parcelles et leurs troupeaux. Ou Oz, un robot développé par Naïo Technologies qui se charge de désherber les parcelles à la place de l’agriculteur. Ou encore Anatis, un robot autonome de binage pour maraichers.

Les fabricants de tracteurs ne sont pas en reste puisque cette année Case IH coopèrera avec Bolthouse Farms, l'un des plus gros producteurs de carottes d'Amérique du Nord, dans le cadre d'un programme pilote de tracteur autonome. Ce programme a pour objectif de comprendre comment les nouvelles technologies autonomes peuvent être utilisées et comment elles répondent aux besoins réels des exploitations agricoles. Ce projet pilote s'inscrit dans le cadre des efforts de l'entreprise pour le développement de technologies de pointe et l'amélioration de la productivité. 

« L'un des principaux objectifs est de recueillir les réactions des agronomes et des opérateurs sur l'utilisation de la technologie autonome dans des conditions agricoles réelles, afin que Case IH puisse développer et perfectionner ses systèmes de contrôle technologique et d'optimisation des machines » a déclaré, précise Robert Zemenchik, responsable marketing des systèmes AFS, de Case IH.

Déjà, en décembre 2017, le Chicago Athenaeum Museum of Architecture and Design and Metropolitan Arts Press avait annoncé que le concept de tracteur autonome de Case IH était l'un des gagnants du prestigieux prix annuel Good Design. 

Ce prix est décerné annuellement aux produits de design industriel les plus innovants et avant-gardistes à l'échelle mondiale. Dévoilé pour la première fois au Farm Progress Show 2016, le concept de tracteur autonome de forte puissance sans cabine de Case IH a été conçu en interne par le Centre de conception industriel de CNH Industrial d'après le modèle Magnum de culture en rang  de Case IH. 

Les autres fabricants de tracteurs ne se sont d’ailleurs pas croiser les bars puisque le tracteur T8 Blue Power, de New Holland, peut-être contrôlé par ordinateur ou via une tablette, alors que John Deere commercialise déjà des capteurs pour piloter les tracteurs à distance et travaille sur un prototype qui fonctionnerait sans intervention humaine.

Pour sa part, le Centre australien de robotique de terrain de l'Université de Sydney (ACFR) a mis au point RIPPA (voir photo), un robot à énergie solaire bourré de capteurs qui diffuse du désherbant dans les champs en analysant en temps réel les différents plants pour éradiquer uniquement les mauvaises herbes. 

Le Centre a aussi développé SwagBot, un véhicule électrique terrestre omnidirectionnel conçu pour être utilisé dans les fermes d'élevage pour la surveillance des pâturages et de l'élevage. Ainsi que le robot Ladybird alimenté par batterie et par énergie solaire qui effectue diverses tâches d'intelligence et de manipulation des récoltes à la ferme, le tout afin d'évaluer les propriétés des cultures.

http://flourish-project.eu
https://www.airware.com
http://delair.aero
https://www.airoboticsdrones.com
https://www.parrot.com/eu/
https://www.naio-technologies.com
https://www.caseih.com/
http://www.newholland.com/Pages/index.html
https://www.deere.com/en/
https://sydney.edu.au

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Les plus populaires

Événements récents

No events

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience sur notre site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Pour en savoir plus, lisez notre politique de confidentialité.