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Automatisation : le choc appréhendé n’aura pas lieu


1 avril 2017
Par GC Staff

Dans un nouveau rapport de l’Institut C.D. Howe, intitulé Le choc du futur? Les répercussions de l’automatisation sur le marché du travail au Canada, les auteurs Matthia Oschinski et Rosalie Wyonch estiment qu’un changement radical dans l’emploi au Canada dû à l’automatisation est peu probable dans un avenir proche, bien que certains secteurs d’activités et des professions particulières connaîtront davantage de perturbations que d’autres.

 

« Nous trouvons aucune preuve d’une menace imminente de chômage massif due à l’automatisation, explique Rosalie Wyonch, ajoutant que «l’automatisation des tâches fait partie du processus naturel de l’innovation technologique et est un moteur nécessaire de la croissance économique. Le défi pour les décideurs publics est de créer un cadre de politiques qui supporte les travailleurs touchés et développe les compétences de la main-d’œuvre en demande. »

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Pour sa part, Matthia Oschinski soutient que « la nouvelle technologie ne rend pas les gens redondants. Plutôt, elle réduit la main-d’œuvre requise pour un niveau donné de production. Cela signifie que plus de biens peuvent être produits ou bien que les gens peuvent être réaffectés dans des secteurs qui autrement n’auraient pas été développés. »

 

Selon ces deux auteurs, les emplois canadiens sont concentrés dans des secteurs d’activités où le risque d’automatisation est peu élevé. Les secteurs d’activités où moins du quart des emplois sont vulnérables à l’automatisation représentent 27,5 % du nombre total d’emplois (4,9 millions d’emplois). Les secteurs d’activités où plus des trois quarts des emplois présentent un risque élevé d’automatisation représentent que 1,7 % des emplois (310 000 emplois). « Cela signifie que l’économie et la main-d’œuvre du Canada sont en bonne position pour s’adapter aux changements technologiques rapides. »

 

De plus, « il est très peu probable que les emplois dans des professions vulnérables à l’automatisation (35 % des emplois au Canada) soient complètement remplacés par des machines intelligentes au cours des prochaines années. »

 

« En encourageant l’adoption de nouvelles technologies et en mettant en place un soutien adéquat pour les travailleurs, le Canada peut réduire à la fois les pénuries de compétences et le chômage technologique », concluent les auteurs.

https://www.cdhowe.org